Ethique
Le marketing comportemental fait appel à l’analyse des centres d’intérêt des internautes. Il est donc légitime pour eux, et les associations de consommateurs qui défendent leurs intrêts, de savoir si leurs données personnelles sont utilisées à la façon « Big Brother is watching you ».
Les acteurs technologiques professionnels du marché européen utilisent des technologies à base de cookies. Les logiciels espoins de type « spyware » ni « adware » ne sont pas autorisés. L’internaute n’est donc pas identifié par ses données personnelles (nom, prénom, adresse, …) mais par un numéro de cookie unique anonyme.
Théoriquement les cookies peuvent être effacés par les internautes ou bloqués en fonction des options choisies dans le paramétrage du navigateur et/ou de l’antivirus. C’est donc l’internaute qui a le contrôle.
L’Union Européenne a organisé tout cela et les lois associées ont été votées et mises en oeuvre en France. EuroPriSe, un organisme Européen certificateur, reconnu par les différentes CNIL européennes a vu le jour: plus d’information en cliquant ici…
Si la CNIL en avait le courage politique et les moyens d’exercer ses missions de contrôle, rare seraient les technologies américaines (Google, Microsoft, AOL Advertising, Yahoo!, …) qui passeraient un test avec succès…
En effet, en dehors de l’Europe les lois sont différentes, notamment aux USA, ou c’est un peu le far-west. La Federal Trade Commission (FTC) s’est penchée sur les techniques employées par les acteurs en novembre 2007, puis en février 2009. Les acteurs américains se sont associés dans le but de s’autoréguler et d’éviter une législation plus contraignante. Ils proposent aux internautes souhaitant opter pour un blocage de l’utilisation de ses données personnelles de se rendre sur le site: http://www.networkadvertising.org
L’internaute français peut donc être rassuré. L’anglais, peuple que nous connaissons pour sa chance au rugby et son amour pour l’ Europe, n’a pas voté ces lois et n’est donc pas protégé.
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